Au revoir Ford, bonjour Maserati ...
Côté motorisation rien n’est encore décidé, il se murmure en effet que le
modèle de série serait doté d’un V6 Maserati. Dans les deux cas la JS2 sera
équipée d’une boîte SM 5 rapports synchronisés. Le prix de vente de la nouvelle
Ligier devrait avoisiner les 59 000 Francs,cependant aucune date de
commercialisation n’est encore avancée. Au lendemain du salon, l’annonce tombe
comme un couperet, Ford qui désire développer sa propre Grand Tourisme la GT70,
ne fournira pas de moteur au constructeur Vichyssois ! Le salut passe
maintenant par Citroën, qui a pris le contrôle total de Maserati en 1971. Un
accord est conclut durant l’hiver 70-71 avec Raymond Ravenel pour la
fourniture des blocs V6 Maserati. L’ingénieur maison et concepteur de la JS2,
Michel Têtu se met au travail et redessine le berceau arrière du prototype la
JS2 afin de pouvoir y adapter le V6 Italien dans sa version 2670 cm3 ( le même
que celui qui équipe la SM ). Il développe 170CV à 5500 t/min et devrait
permettre de propulser les 1030 kg de la JS2 à plus de 230 Km/h. La carrosserie
subira quelques retouches au niveau de la face avant, dans les ateliers Pichon-
Parat à Sens. La première JS2 à moteur Maserati, sera présentée au public lors
du salon de Paris en octobre 1971. Son prix est fixé à 74 000 Fr, soit 15800 Fr
de plus que la SM. Les premières JS2 seront livrées en Novembre 72.
La Ligier JS2 victime du choc pétrolier
En Février 73, la Ligier JS2 adopte le V6 de la Merak. La cylindrée passe de
2670 à 2965 cc, ce qui se traduit par gain de puissance de 25 CV par rapport à
la version précédente et par la même occasion par une augmentation de son prix
de vente qui passe à 74 500 Fr. En avril 1974, le partenariat avec Citroën se
renforce. Guy Ligier peut dorénavant compter sur le réseau Citroën pour
distribuer ses voitures. Suite au premier choc pétrolier, le contexte
économique ambiant n’est pas des plus favorable pour la commercialisation de
voitures de sport. Les ventes de Maserati ont chuté de 738 unités en 73 à moins
de 500 en 1974. En ce qui concerne la SM le constat est encore plus inquiétant,
la production est passée de 2673 unités en 73 à seulement 294 en 1974, et
seulement une cinquantaine furent assemblée dans l’usine d’Albrest durant le
premier trimestre de 1975. Parallèlement la production de la JS2 a carrément
cessé.
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